Saison 1964 – 1965 : Les deb’s

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Notre premier match (cadets/juniors)aura lieu dans un club mythique en Loire Atlantique : Trignac, le 21 février 1965.

Pierre LOUSSOUARN et Gilbert LOIL à l’échauffement :

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La concentration se lit sur leur visage ! Tous deux jouaient déjà en équipe senior.

Ils montreront à leurs co-équipiers comment il faut s’échauffer :

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De gauche à droite et de haut en bas : Pierre LOUSSOUARN, …., Jacques NEVE, DUMONTEIL, LECUYER, Alain BERTHE, Gilbert LOIL, Jean DUMOULIER (entraineur), Michel STECK, NOTE 1, Alain FANEN, Jacques LACROUX, Maurice ARS, Michel LE BRECH, LE MARTELOT, NOTE 2.

On ne se souvient plus du résultat, mais sous la houlette de Jean DUMOULIER, l’équipe était lancée et elle deviendra Championne de Bretagne la même année.

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Et se qualifiera pour les 8èmes de finale  contre ROUEN,match dont il reste quelques traces:

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En guise d’échauffement, nos adversaires du jour faisaient « La Chenille »

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Encore un demi de mêlée qui ne sait pas quoi faire de ses mains !

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Jean Marc DUMOULIE se prépare…

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Lui il saura quoi faire de ses mains… 1er essai pour nous !

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Non, je lâcherais pas la balle, pour une fois que je la touche !

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C’est gagné !img_0260-2.jpg

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3ème mi temps limonade…

Le dimanche suivant on a joué le C.A.S.G Paris…Perdu 49 à 0 ...

1965 sera pour Alain l’année de son premier match de Rugby :

Cadets RCV contre St Francois Xavier en janvier 1965

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Et en équipe 1 :

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Un passionné : Jean Dumoulié

Jean coule une retraite heureuse en bord de mer, à plus de 80 ans.

Ce fut sans doute un des acteurs décisifs pour l’évolution du Club dans la décennie 60/70.

coach Jean, si tu lis ce blog, envoi nous vite ta photo.

Jean a été le créateur de l’école de Rugby. La première pierre.

Ce n’était pas vraiment une « école »…

Juste un assemblage de jeunes joueurs découvrant un nouveau sport.

Hyper actif, jamais découragé, filou comme çà n’est pas possible, l’œil malin du renard qui va se faire un canard (dans le pays d’origine de Jean, c’est le canard qui prédomine) il était le prototype du talonneur, débrouillard, teigneux, pas menteur parce que convaincu de ses propres entourloupes, son vieil armagnac récompensant nos plus beaux succès.

Jean n’était pas spécialement un technicien du Rugby. Il compensait ceci par un enthousiasme sans borne.

Sa principale directive était : « Pas de voyage pour rien ».

Autrement dit, si par hasard tu as réussi à entrer dans le périmètre décisif de l’adversaire et qu’il ne peut plus t’échapper, même s’il n’a plus le ballon, explose le !

Jean encadrait également la sélection de Bretagne Junior (aujourd’hui U18). On y retrouvera son empreinte à l’occasion d’un déplacement à Blois pour rencontrer l’Orléannais.

Voyage en train, et changement à Nantes, où il fallait faire vite.

Pas de problème, Jean nous fait monter rapidement dans un autorail, où on avait toute la place qu’il fallait pour s’installer à l’aise, et heureux d’être arrivé à temps au moment où les hauts parleurs annonçaient le départ du train quai 2 pour Blois. Un instant nous avons eu l’illusion que c’était notre autorail qui partait…

Mais nous étions quai 1, dans un train qui venait d’arriver de Blois. Et y retournera 6 heures plus tard

ponts-de-neige_001.jpgArrivée à minuit, sous la neige, et bien sûr le car qui devait nous amener à l’hôtel n’était plus là, donc une heure de marche dans et sous la neige qui redoublait.

Au point que le lendemain le terrain tracé au balai dans la neige a été déclaré injouable.

Pas de voyage pour rien !

Et c’est le ventre vide (l’hygiène de vie du sportif recommandant alors un déjeuner léger et « biscotté » avant le match) que nous sommes rentré à Vannes.

Ce match contre l’Orléanais fut reporté, mais à Vierzon

 

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Vous ne voyez ici qu’une patate ?

 

Jean, lui, en fera un instrument incontournable pour optimiser ses compositions d’équipes

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La sélection bretonne juniors était alors composée à 40 % de Vannetais, 30 %  de Lorientais, le reste de  Brest, Le Rheu, Rennes…

Mon frère Jacques, né en mars 1949, était trop âgé pour y jouer, tout comme Pierre Loussouarn, pompier professionnel et boxeur amateur.

Mais Jean s’était persuadé qu’ils apporteraient un plus à l’équipe.

Par ailleurs étaient présents dans l’équipe de l’Orléanais 2 frères qui avaient joué à Vannes  2 ans auparavant, les frères Rieux.

Il fallait donc être prudent, surtout vu le caractère officiel de la rencontre.

Mais pas de quoi inquiéter Jean.

Il avait « la patate » !

Aussi la veille du match, dans l’hôtel où nous étions descendus, le voilà se positionner dans le hall d’entrée de l’hôtel, d’où il était persuadé pouvoir prévenir toute tentative d’évasion de notre part. Puis muni d’un Opinel ayant sans doute égorgé plus d’un canard voué à devenir magret,

canard.gifTraduction de « Coin » : « Non, mais ça va pas de faire l’éloge d’un sérial killer dont les mains sont encore tachées du sang rouge d’innocents bipèdes aquatiques dont le seul défaut est d’avoir chair savoureuse, surtout avec des pommes sarladaises » https://youtu.be/3nBgUako5Tg

NB : Si vous doutez de la qualité de la traduction, sachez qu’une des particularités du langage des canards, en particulier de ceux qui sont enchaînés, est de vous traduire en peu de mots des mets faits que d’autres écrivent par chapitres entiers.

 

Bon, avec tout çà je perds le fil…

Ah oui, donc voilà Jean en train de sculpter une ½ patate (pas forcément sarladaise), pour en obtenir la copie conforme du tampon de la FFR. (Mais avec le magret, sarladaise, c’est mieux)

Un peu d’encre noir, de l’eau chaude pour remplacer une photo, et voilà Jacques 6 mois plus jeune que moi ! Et sélectionnable ! (On peut faire de simples pommes, c’est moins riche, et moins goûteux)

La seconde cartouche nommée Pierre Loussouarn s’était discrètement changé avec nous, puis s’était subrepticement (Cà relève le texte ! Pierre, lui, n’avait rien de subreptice…) glissé dans les toilettes.

Je ne sais plus qui était le sacrifié, mais il joua bien son rôle, juste après le contrôle des licences en se rendant subrepticement (Je suis bon pour le Goncourt) aux WC. Echange rapide et subreptice du maillot numéroté et voilà Pierre sur le terrain. (De toute façon, évitez les frites…Avec du bœuf, oui, pas avec du canard !)

Jean en fit bien d’autres, à vous de jouer !

 

Pour la sarladaise, il vous faut :

– 500 g pommes de terre qui se tiennent (charlotte par exemple)
– 50 g de graisse de canard ou d’oie
– 1 gousse d’ail
– 2 cuillères à soupe de persil
– 250 g decèpes ou girolles

 

Et bien sûr un canard !

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Traduction de couin : « Pas obligé ! Essayez avec du poulet !  C’est encore meilleur ! »

 

 

De 1964 à la lune….

170px-john_f-_kennedy_speaks_at_rice_university        « We choose to go to the Moon »

12 septembre 1962 John Fitzgerald KENNEDY Président des Etats Unis d’Amérique décide d’engager un programme de conquête spatiale devant permettre à un américain de mettre un pied sur la lune avant 1970.

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« That’s one small step for [a] man, one giant leap for mankind »

Le 21 juillet 1969, jour de mes 19 ans, Neil Amstrong posait le pied sur la lune.

Ce soir, s’il fait beau, levez la tête vers le ciel, et si la lune est dans le coin, prenez 5 minutes et mettez vous à la place de ces centaines de milliers d’hommes qui depuis des siècles lorgnaient sur cette planète avec la gourmandise d’un enfant lorgnant le pot de confiture que sa grand mère à posé trop haut sur l’étagère ! Et prenez conscience du chemin qu’il fallait parcourir pour arriver là haut !

Mais nous aussi on avait nos rêves ….

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Mais personne n’y croyait.

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Sauf quelques uns ….

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En attendant les anecdotes des anciens sur cette période, voici quelques photos :

Saison 69/70 : en fin de saison, 1ère montée en 3ème Division

Match de poule : Vannes – St Brieuc : 19-0vannes st brieuxc.png

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Qualification contre les Sables d’Olonne : 18-5qualif les sables.pngqualif les saables.pngImage1.png

Prologue…Pourquoi ce blog ?

alain  cropped-cropped-cropped-cropped-cropped-lgo-rcv2.png      rene

On a commencé tous les deux il y a 50 ans

50 ans de victoires et de défaites, de bosses et de rires, d’amitiés et de colères, bref 50 ans de VIE….

De petit club breton où être 15 posait souvent des problèmes, à ce club structuré où 6 à 7000 personnes viennent vous encourager, de quelques copains à x équipes d’une école de Rugby allant affronter ce qui se fait de mieux en France, l’aventure a  été belle, et c’est en pensant à tous ceux qui y ont participé, plus ou moins, que nous ouvrons ce blog.

Notre amateurisme de l’époque avait un goût de liberté, ce que peut être ne permet plus le professionnalisme. Certaines de nos 3ème mi temps ne seraient sans doute plus acceptables de nos jours.  La nécessaire rigueur dans l’organisation d’un club pro n’admet plus les improvisations d’autrefois, génératrices souvent de situations rocambolesques.le rugby-man-Bourre

Bien sûr aujourd’hui la majorité des joueurs présent sur le terrain ne sont pas Vannetais.

Mais non seulement ils ont adopté nos valeurs et se battent chaque fois pour le maillot qu’ils portent, mais ils ne représentent que la partie émergente d’un iceberg comptant aujourd’hui …. licenciés, 280 bénévoles, 4500 abonnés ! Et Jean Noêl, lui,  est bien un enfant du club !

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Le but de notre blog est de vous raconter comment on en est arrivé là.

Pour tous ceux de notre génération il était inimaginable qu’un jour le RCV joue, et encore plus tienne tête ou batte les Agen, Biarritz, Narbonne, Béziers, Perpignan…Ceux qui nous ont quitté trop tôt doivent là haut nous faire une troisième mi temps d’enfer…Dans ce paradis pour Rugbyman, où les arbitres sont tous des anges !

Alors pour qu’ils restent avec nous, et pour que « Notre histoire ne s’arrête jamais »,  nous lançons un appel à tous ceux qui ont participé peu ou prou à l’histoire de ce club, de nous envoyer (voir »Contact »)  leurs anecdotes si possible les plus drôles.

Vos dévoués Alain et René,

Et merci à Fabrice, qui va essayer d’illustrer nos articles. S’il n’a pas été licencié au RCV, je sais qu’il en a les valeurs.

De Jules César à 1950

300px-gaius_julius_caesar_100-44_bcNé le 12 ou 13 juillet 100, assassiné par Brutus ( 1er carton rouge de l’histoire) le 15 mars 44, César avait donc moins 54 ans.

Comme nous le prouvent les différents documents crédibles (Photos et vidéos d’époque, Albums d’Astérix) on sait avec certitude qu’il arbitra un match entre les  romains en tournée et l’équipe locale des Vénètes.  L’absence de vent profita aux romains. On trouve encore des traces de ce match sur la commune d’Arzon (voir la butte à César). Méchamment, César imposa le foot, sport de reconversion des gladiateurs ayant perdus un ou plusieurs bras, comme sport National.

Toute la Gaulle (ou toutes le Gaulles, puisqu’on s’aperçu en juin 1944 qu’il y en avait au moins 2) fit donc du foot, à l’exception d’un petit village dans un coin de la Bretagne, ce village s’appelait « La Rabine ». la-rabineExtrait GPS (Gaulle Par Satellite)

On perd malheureusement les traces de nos ancêtres, ils avaient d’autres guerres à mener, mais on les retrouvera en 1950…

1950 -Le Rugby parachuté

Le rugby…parachuté

parachutiste

Dans les années 50, un régiment de parachutistes,  « la première demi brigade coloniale des commandos parachutistes » , était basé au camp de Meucon, à quelques kilomètres de Vannes ; C’est à partir de là que ces militaires, sous la conduite du Colonel Massu ( qui sera plus connu ensuite avec le grade de Général), créèrent la première équipe de rugby à Vannes sous l’appellation  «  Rugby club vannetais » ; les archives révèlent que  l’ acte constitutif du RCV, daté du 6 novembre 1950, fut signé dans un café « au Gras d’Or », près des casernes, rue du Roulage devenue rue du Maréchal Leclerc. Le premier Président fut M Philippon, commerçant vannetais, avec Jo Courtel, comme vice président. L’équipe était donc composée de militaires dont le leader  était Edmond Gauthier, un excellent demi d’ouverture qui venait d’être muté de Pau et qui, avec son ami André Carrier, autre parachutiste, constitua la première équipe de rugby vannetaise ; le premier, et seul civil de cette équipe s’appelait Martin : haltérophile transfuge de la VAC,  il jouait pilier et était surnommé « biscotte » ou « la boulange » du fait de sa profession : vous l’avez deviné … il était boulanger.

para-dur2 Un peu d’histoire sur les fameux « Bérêts Rouges », vous ne serez pas venu pour rien.

Les Bérets Rouges se sont illustrés contre les troupes allemandes en Afrique du Nord, puis en Indochine contre les armées communistes du Viet Mihn et plus particulièrement à Dien Bien Phu, bataille perdue en 1954 et enfin entre 54 et 62, ils ont pris une part importante dans la « guerre d’Algérie » avec en point d’orgue la « bataille d’Alger » sous les ordres du Général Massu. En 1962, à la signature des accords d’Evian, ils rentreront en France. Le RCV bénéficiera de ce retour de deux façons : Micky Lepage devenu secrétaire du club,  avait  » fait » l’Indochine avec Pierre Messmer, devenu lui Ministre des Armées, et résident à Sarzeau. Dans le même gouvernement, on trouvait Raymond Marcellin, Ministre de l’intétieur et Maire de Vannes. La conjugaison des 2 facilitera le développement du club

 

 

Pendant deux saisons, cette équipe joua contre les quelques équipes de la région : Lorient ( et ses marins), Nantes, Donges, Trignac et  St Nazaire. En 1953, le club parvenait même en demi finale du championnat de France Honneur ; il du déclarer forfait pour ce match car les parachutistes venaient d’être appelés sur le front, en Indochine.

 

Le club fut mis en sommeil, et ce n’est que, presque 10 ans plus tard, en 1962, que les « anciens bérets rouges » revenus dans la région, Edmond Gauthier, André Carrier, Micky Lepage, aidés de quelques personnes  comme Jo Courtel , Jean Bodard, Gilles Sausseau , Jean Dumoulié , et Louis Berger, qui fut nommé président, décidèrent de reconstituer une équipe et un club, avec toujours une très forte ossature militaire grâce aux deux régiments basés à Vannes : le RICM et le RIMA.

 

Encore fallait-il un terrain pour jouer: celui des militaires, dans l’enceinte de la caserne, étant réservé au football, les dirigeants trouvèrent , au Poulfanc,face au restaurant Pinru, un champ qu’il fallait louer 10 francs la journée à l’agriculteur du coin

.paysan-vosgien « Ben quoi  pour 10 frs tu  veux pas la fermière avec ?« vache_la_plus_moche

Les matins de match étaient consacrés au traçage du terrain, avec des boites de conserve remplies de chaux ; il fallait aussi installer les « perches » ( en montant sur les épaules de la 2éme ligne pour installer la barre transversale à hauteur réglementaire de 3 m) … et enlever les bouses de vaches souvent nombreuses ; pas de vestiaires ni de douches : on se changeait sous les pommiers et on se lavait dans le ruisseau tout proche qui servait , en partie de ligne de touche ! ce n’est pas un hasard si le terrain s’appelait « la grenouillère »…

 

Avec la bénédiction des jésuites

 

C’est en 1964 que le RCV eut enfin droit à une vraie pelouse, grâce à la compréhension des Jésuites de St François Xavier qui prêtèrent leur terrain de foot, situé derrière le stade de La Rabine. Et c’est là que plusieurs jeunes vannetais découvrirent ce sport et ce drôle de ballon ovale ; il y avait ceux qui venaient du collège-lycée SFX , mais aussi beaucoup d’autres qui, par exemple, pendant les mi-temps du match de foot qui se déroulait à côté venaient jeter un œil près du terrain des rugbymen, au fort accent chantant du sud ouest …car les « appelés » avaient succédé aux « paras » ; c’est ainsi que quelques jeunes bons joueurs du sud-ouest, exilés à vannes pour leur service militaire, apportèrent leur connaissance du jeu aux jeunes vannetais qui ne demandaient qu’à apprendre et à progresser. Il faut dire aussi que ces « appelés » passèrent une année assez tranquille à la caserne, « couvés » notamment par l’adjudant-chef Edmond Gauthier, qui leur accordait généreusement quelques permissions à condition de rester à la disposition du club quand il y avait match ;. On faisait déjà du social à l’époque !

 

En 1966, Jo Courtel devenait Président et le RCV s’installait sur un terrain qui lui était exclusivement attribué au Fozo, mais qui n’allait être que provisoire, dans le quartier de Ménimur ( c’est là que se trouve actuellement le terrain de foot de Kerniol ); Ce fut le point de départ d’une équipe à majorité vannetaise, autour de Jean Louis Bouché, fonctionnaire de la Jeunesse et des Sports qui arrivait de Castelsarrasin et fédérait autour de lui les jeunes vannetais qui venaient de découvrir ce sport et qui constituèrent l’ossature de l’équipe pendant une dizaine d’années : Michel Steck, Pierre Loussouarn, Richard Tanguy, René Nève,  Patrick Le Martelot, Michel Cap, Bernard Gauthier, Alain Berthe …. s’inscrivaient ainsi en « pionniers »  du rugby vannetais pratiqués par des vrais bretons, des bretons « pur beurre » !!

 

Club formateur

 

En 1969, le RCV est champion de Bretagne sans avoir perdu un seul match, mais rate le match d’accession en Fédérale 3. Le club s’enorgueillit d’avoir son premier international : Jean Jacques Le Mero, ¾ centre formé au club après un passage par l’athlétisme ( recordman de France du saut en longueur en cadet et meilleure performance européenne ). Jean Jacques sera sélectionné en équipe de France et rencontrera toutes les nations britanniques pour le « tournoi scolaire des 5 nations »

Dans la continuité de cette génération de jeunes vannetais, Jean Louis Bouché organise et structure l’école de rugby qui se développe d’année en année.

1964 : Allons dans les bois…

1964 : C’est l’ Ecosse qui remporte le tournoi, la France est troisième et l’Angleterre cinquième.

L’équipe championne de France en 1964 :La section Paloise, qui bat Béziers en finale 14 à 0.

Qui aurait cru que 50 ans après, Béziers viendrait se  faire battre à Vannes !

 

Le RCV joue en régionale. Parmi eux :

Edmond Gauthier, entraîneur et joueur (10) dont les fils feront plus tard le bonheur du club,

Fassou,grand, noir et costaud, il prenait plaisir à montrer les dents et à menacer : »Je vais te bouffer ». il a ainsi sauvé l’arbitre du match de qalification que les perdants, La Temblade, voulaient massacrer.

Jean Bodard, restaurateur passionné par le  Rugby

Sausseau, solide pilier, calme et rassurant

Jean Dumoulier, talonneur débrouillard, qui s’investira dans l’encadrementt  des jeunes.

Le président était Jo Courtel , assureur et très impliqué dans la vie de son club.

1964 est une date historique pour le club, suite à une annonce dans Ouest France  la création d’une école de Rugby.

Chouette !

Mais où ?  Le terrain cette année là est un champ incliné vers un ruisseau faisant fonction de ligne de touche. On conseillait aux ailiers de ce côté là de mettre des bottes ! Pour toute douche, un robinet extérieur mis à notre disposition par Mme Penru, gestionnaire du restaurant routier en face du terrain, route de Nantes (aujourd’hui il y a un lotissement, en gros en face de l’Intermarché)

Débrouillard comme toujours, Jean fit quelques rotations à bord de son véhicule de service pour nous emmener sur un terrain plus propice :

Et c’est là qu’entre les pins de l’île de Conleau Jean nous faisait faire nos premières passes, et nous apprenait à « cadrer »un adversaire certes un peu statique, mais qu’il valait tout de même mieux éviter !