Le MERO, premier international formé au RCV

Jean Jacques LE MERO

International junior au poste de 3/4 aile en 1970 contre l’Angleterre et le Pays de Galles

Les années 65 à 75 seront marquées par un trio d’attaque jeune et efficace, Bernard Gauthier à l’ouverture, Jean Jacques Le Mero et Michel Cap au centre.

Jean Jacques pratiquait également le triple saut, et avait battu en 1968 le record d’Europe junior de la discipline. Ce qui lui a valu de gagner un voyage aux Jeux Olympiques de Mexico, sans doute l’un des tout meilleur JO jamais organisé, avec le saut de Beamon, le Fossbury Flop, et les poings gantés de noir des sprinters américains.

Jean Jacques était un véritable athlète doté d’un sens du jeu hors du commun.

Sa sélection en équipe de France Junior a failli nous coûter l’accession en 3ème division. En effet seuls les vainqueurs des 1/4 de finale pouvaient y accéder.

Nous avons battu les Sables en 1/8ème, et devions rencontrer Lormont en 1/4. Mais Jean Jacques présent contre les Sables, jouait en équipe de France le dimanche suivant.

Pour pallier à son absence Jean Louis Bouché a fait glisser Yves Tanguy au centre, et m’a fait rentrer en 3/4 aile. Ce qui fait qu’avec Jacques Poulain à l’autre aile, nous avions 2 « 3ème lignes » en « 3/4 ailes ».

Pas de problème en 1ère mi temps, vent dans le dos. Mais en seconde mi temps l’ouvreur en face a vite compris à qui il avait à faire et nous a bombardé copieusement. On a perdu le match avec un essai sur chaque aile !

Moral au plus bas pendant 8 jours, mais heureusement la Fédé décidera de doubler les effectifs en 3D, et nous serons repêchés !

Interview de Jean BODARD

A l’heure ou cet article est écrit (le 25 février 2019 à 19h) Jean BODARD est âgé de 90 ans et toujours en forme !

Jean a géré un des meilleurs restaurant de Vannes, « La Marée Bleue », aujourd’hui disparu. On y a croisé en octobre 1987 Philippe NOIRET, Philippe de BROCA et Sophie MARCEAU, venus tourner le film « Les Chouans », dont certains de nos joueurs ont été figurants;

Le fils du cuisinier de la Marée Bleue deviendra un redoutable 2ème ou 3ème ligne en cadet, junior puis senior à Vannes, avant d’être recruté par un club de 1ere division (il n’y avait pas de TOP 14 à l’époque)

L’image n’est pas très bonne, mais l’interview est intéressante pour garder la mémoire de cette période de fondation du club

Un passionné : Jean Dumoulié

Jean coule une retraite heureuse en bord de mer, à plus de 80 ans.

Ce fut sans doute un des acteurs décisifs pour l’évolution du Club dans la décennie 60/70.

coach Jean, si tu lis ce blog, envoi nous vite ta photo.

Jean a été le créateur de l’école de Rugby. La première pierre.

Ce n’était pas vraiment une « école »…

Juste un assemblage de jeunes joueurs découvrant un nouveau sport.

Hyper actif, jamais découragé, filou comme çà n’est pas possible, l’œil malin du renard qui va se faire un canard (dans le pays d’origine de Jean, c’est le canard qui prédomine) il était le prototype du talonneur, débrouillard, teigneux, pas menteur parce que convaincu de ses propres entourloupes, son vieil armagnac récompensant nos plus beaux succès.

Jean n’était pas spécialement un technicien du Rugby. Il compensait ceci par un enthousiasme sans borne.

Sa principale directive était : « Pas de voyage pour rien ».

Autrement dit, si par hasard tu as réussi à entrer dans le périmètre décisif de l’adversaire et qu’il ne peut plus t’échapper, même s’il n’a plus le ballon, explose le !

Jean encadrait également la sélection de Bretagne Junior (aujourd’hui U18). On y retrouvera son empreinte à l’occasion d’un déplacement à Blois pour rencontrer l’Orléannais.

Voyage en train, et changement à Nantes, où il fallait faire vite.

Pas de problème, Jean nous fait monter rapidement dans un autorail, où on avait toute la place qu’il fallait pour s’installer à l’aise, et heureux d’être arrivé à temps au moment où les hauts parleurs annonçaient le départ du train quai 2 pour Blois. Un instant nous avons eu l’illusion que c’était notre autorail qui partait…

Mais nous étions quai 1, dans un train qui venait d’arriver de Blois. Et y retournera 6 heures plus tard

ponts-de-neige_001.jpgArrivée à minuit, sous la neige, et bien sûr le car qui devait nous amener à l’hôtel n’était plus là, donc une heure de marche dans et sous la neige qui redoublait.

Au point que le lendemain le terrain tracé au balai dans la neige a été déclaré injouable.

Pas de voyage pour rien !

Et c’est le ventre vide (l’hygiène de vie du sportif recommandant alors un déjeuner léger et « biscotté » avant le match) que nous sommes rentré à Vannes.

Ce match contre l’Orléanais fut reporté, mais à Vierzon

 

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Vous ne voyez ici qu’une patate ?

 

Jean, lui, en fera un instrument incontournable pour optimiser ses compositions d’équipes

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La sélection bretonne juniors était alors composée à 40 % de Vannetais, 30 %  de Lorientais, le reste de  Brest, Le Rheu, Rennes…

Mon frère Jacques, né en mars 1949, était trop âgé pour y jouer, tout comme Pierre Loussouarn, pompier professionnel et boxeur amateur.

Mais Jean s’était persuadé qu’ils apporteraient un plus à l’équipe.

Par ailleurs étaient présents dans l’équipe de l’Orléanais 2 frères qui avaient joué à Vannes  2 ans auparavant, les frères Rieux.

Il fallait donc être prudent, surtout vu le caractère officiel de la rencontre.

Mais pas de quoi inquiéter Jean.

Il avait « la patate » !

Aussi la veille du match, dans l’hôtel où nous étions descendus, le voilà se positionner dans le hall d’entrée de l’hôtel, d’où il était persuadé pouvoir prévenir toute tentative d’évasion de notre part. Puis muni d’un Opinel ayant sans doute égorgé plus d’un canard voué à devenir magret,

canard.gifTraduction de « Coin » : « Non, mais ça va pas de faire l’éloge d’un sérial killer dont les mains sont encore tachées du sang rouge d’innocents bipèdes aquatiques dont le seul défaut est d’avoir chair savoureuse, surtout avec des pommes sarladaises » https://youtu.be/3nBgUako5Tg

NB : Si vous doutez de la qualité de la traduction, sachez qu’une des particularités du langage des canards, en particulier de ceux qui sont enchaînés, est de vous traduire en peu de mots des mets faits que d’autres écrivent par chapitres entiers.

 

Bon, avec tout çà je perds le fil…

Ah oui, donc voilà Jean en train de sculpter une ½ patate (pas forcément sarladaise), pour en obtenir la copie conforme du tampon de la FFR. (Mais avec le magret, sarladaise, c’est mieux)

Un peu d’encre noir, de l’eau chaude pour remplacer une photo, et voilà Jacques 6 mois plus jeune que moi ! Et sélectionnable ! (On peut faire de simples pommes, c’est moins riche, et moins goûteux)

La seconde cartouche nommée Pierre Loussouarn s’était discrètement changé avec nous, puis s’était subrepticement (Cà relève le texte ! Pierre, lui, n’avait rien de subreptice…) glissé dans les toilettes.

Je ne sais plus qui était le sacrifié, mais il joua bien son rôle, juste après le contrôle des licences en se rendant subrepticement (Je suis bon pour le Goncourt) aux WC. Echange rapide et subreptice du maillot numéroté et voilà Pierre sur le terrain. (De toute façon, évitez les frites…Avec du bœuf, oui, pas avec du canard !)

Jean en fit bien d’autres, à vous de jouer !

 

Pour la sarladaise, il vous faut :

– 500 g pommes de terre qui se tiennent (charlotte par exemple)
– 50 g de graisse de canard ou d’oie
– 1 gousse d’ail
– 2 cuillères à soupe de persil
– 250 g decèpes ou girolles

 

Et bien sûr un canard !

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Traduction de couin : « Pas obligé ! Essayez avec du poulet !  C’est encore meilleur ! »

 

 

De 1964 à la lune….

170px-john_f-_kennedy_speaks_at_rice_university        « We choose to go to the Moon »

12 septembre 1962 John Fitzgerald KENNEDY Président des Etats Unis d’Amérique décide d’engager un programme de conquête spatiale devant permettre à un américain de mettre un pied sur la lune avant 1970.

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« That’s one small step for [a] man, one giant leap for mankind »

Le 21 juillet 1969, jour de mes 19 ans, Neil Amstrong posait le pied sur la lune.

Ce soir, s’il fait beau, levez la tête vers le ciel, et si la lune est dans le coin, prenez 5 minutes et mettez vous à la place de ces centaines de milliers d’hommes qui depuis des siècles lorgnaient sur cette planète avec la gourmandise d’un enfant lorgnant le pot de confiture que sa grand mère à posé trop haut sur l’étagère ! Et prenez conscience du chemin qu’il fallait parcourir pour arriver là haut !

Mais nous aussi on avait nos rêves ….

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Mais personne n’y croyait.

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Sauf quelques uns ….

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En attendant les anecdotes des anciens sur cette période, voici quelques photos :

Saison 69/70 : en fin de saison, 1ère montée en 3ème Division

Match de poule : Vannes – St Brieuc : 19-0vannes st brieuxc.png

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Qualification contre les Sables d’Olonne : 18-5qualif les sables.pngqualif les saables.pngImage1.png

Prologue…Pourquoi ce blog ?

alain  cropped-cropped-cropped-cropped-cropped-lgo-rcv2.png      rene

On a commencé tous les deux il y a 50 ans

50 ans de victoires et de défaites, de bosses et de rires, d’amitiés et de colères, bref 50 ans de VIE….

De petit club breton où être 15 posait souvent des problèmes, à ce club structuré où 6 à 7000 personnes viennent vous encourager, de quelques copains à x équipes d’une école de Rugby allant affronter ce qui se fait de mieux en France, l’aventure a  été belle, et c’est en pensant à tous ceux qui y ont participé, plus ou moins, que nous ouvrons ce blog.

Notre amateurisme de l’époque avait un goût de liberté, ce que peut être ne permet plus le professionnalisme. Certaines de nos 3ème mi temps ne seraient sans doute plus acceptables de nos jours.  La nécessaire rigueur dans l’organisation d’un club pro n’admet plus les improvisations d’autrefois, génératrices souvent de situations rocambolesques.le rugby-man-Bourre

Bien sûr aujourd’hui la majorité des joueurs présent sur le terrain ne sont pas Vannetais.

Mais non seulement ils ont adopté nos valeurs et se battent chaque fois pour le maillot qu’ils portent, mais ils ne représentent que la partie émergente d’un iceberg comptant aujourd’hui …. licenciés, 280 bénévoles, 4500 abonnés ! Et Jean Noêl, lui,  est bien un enfant du club !

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Le but de notre blog est de vous raconter comment on en est arrivé là.

Pour tous ceux de notre génération il était inimaginable qu’un jour le RCV joue, et encore plus tienne tête ou batte les Agen, Biarritz, Narbonne, Béziers, Perpignan…Ceux qui nous ont quitté trop tôt doivent là haut nous faire une troisième mi temps d’enfer…Dans ce paradis pour Rugbyman, où les arbitres sont tous des anges !

Alors pour qu’ils restent avec nous, et pour que « Notre histoire ne s’arrête jamais »,  nous lançons un appel à tous ceux qui ont participé peu ou prou à l’histoire de ce club, de nous envoyer (voir »Contact »)  leurs anecdotes si possible les plus drôles.

Vos dévoués Alain et René,

Et merci à Fabrice, qui va essayer d’illustrer nos articles. S’il n’a pas été licencié au RCV, je sais qu’il en a les valeurs.

De Jules César à 1950

300px-gaius_julius_caesar_100-44_bcNé le 12 ou 13 juillet 100, assassiné par Brutus ( 1er carton rouge de l’histoire) le 15 mars 44, César avait donc moins 54 ans.

Comme nous le prouvent les différents documents crédibles (Photos et vidéos d’époque, Albums d’Astérix) on sait avec certitude qu’il arbitra un match entre les  romains en tournée et l’équipe locale des Vénètes.  L’absence de vent profita aux romains. On trouve encore des traces de ce match sur la commune d’Arzon (voir la butte à César). Méchamment, César imposa le foot, sport de reconversion des gladiateurs ayant perdus un ou plusieurs bras, comme sport National.

Toute la Gaulle (ou toutes le Gaulles, puisqu’on s’aperçu en juin 1944 qu’il y en avait au moins 2) fit donc du foot, à l’exception d’un petit village dans un coin de la Bretagne, ce village s’appelait « La Rabine ». la-rabineExtrait GPS (Gaulle Par Satellite)

On perd malheureusement les traces de nos ancêtres, ils avaient d’autres guerres à mener, mais on les retrouvera en 1950…

1964 : Allons dans les bois…

1964 : C’est l’ Ecosse qui remporte le tournoi, la France est troisième et l’Angleterre cinquième.

L’équipe championne de France en 1964 :La section Paloise, qui bat Béziers en finale 14 à 0.

Qui aurait cru que 50 ans après, Béziers viendrait se  faire battre à Vannes !

 

Le RCV joue en régionale. Parmi eux :

Edmond Gauthier, entraîneur et joueur (10) dont les fils feront plus tard le bonheur du club,

Fassou,grand, noir et costaud, il prenait plaisir à montrer les dents et à menacer : »Je vais te bouffer ». il a ainsi sauvé l’arbitre du match de qalification que les perdants, La Temblade, voulaient massacrer.

Jean Bodard, restaurateur passionné par le  Rugby

Sausseau, solide pilier, calme et rassurant

Jean Dumoulier, talonneur débrouillard, qui s’investira dans l’encadrementt  des jeunes.

Le président était Jo Courtel , assureur et très impliqué dans la vie de son club.

1964 est une date historique pour le club, suite à une annonce dans Ouest France  la création d’une école de Rugby.

Chouette !

Mais où ?  Le terrain cette année là est un champ incliné vers un ruisseau faisant fonction de ligne de touche. On conseillait aux ailiers de ce côté là de mettre des bottes ! Pour toute douche, un robinet extérieur mis à notre disposition par Mme Penru, gestionnaire du restaurant routier en face du terrain, route de Nantes (aujourd’hui il y a un lotissement, en gros en face de l’Intermarché)

Débrouillard comme toujours, Jean fit quelques rotations à bord de son véhicule de service pour nous emmener sur un terrain plus propice :

Et c’est là qu’entre les pins de l’île de Conleau Jean nous faisait faire nos premières passes, et nous apprenait à « cadrer »un adversaire certes un peu statique, mais qu’il valait tout de même mieux éviter !