Les copains d’abord

les copains d'abord

Au moindre coup de Trafalgar,
C’est l’amitié qui prenait l’quart,
C’est elle qui leur montrait le nord,
Leur montrait le nord.
Et quand ils étaient en détresse,
Qu’leurs bras lançaient des S.O.S.,
On aurait dit les sémaphores,
Les copains d’abord.

Au rendez-vous des bons copains,
Y’avait pas souvent de lapins,
Quand l’un d’entre eux manquait a bord,
C’est qu’il était mort.
Oui, mais jamais, au grand jamais,
Son trou dans l’eau n’se refermait,
Cent ans après, coquin de sort !
Il manquait encor.

Des bateaux j’en ai pris beaucoup,
Mais le seul qui’ait tenu le coup,
Qui n’ai jamais viré de bord,
Mais viré de bord,
Naviguait en père peinard
Sur la grand-mare des canards,
Et s’app’lait les Copains d’abord
Les Copains d’abord.

Le rugby a cette particularité d’être un  » sport de combat » et un « sport d’évitement ».

L’évitement qui permet souvent de gagner, ne peut s’envisager que lorsque le combat a permis de gagner le ballon et de le conserver.

Une équipe de rugby accepte tous les gabarits, toutes les morphologies, mais elle rejette tous ceux qui ne savent pas se mettre au service des autres.

Plaquer, percuter, pousser, c’est mettre en jeu son intégrité physique. Les joueurs le savent et s’entraînent pour affronter les chocs dans les meilleures conditions.

Le rugby ne sert à rien ou presque. On peut vivre sans. La victoire ou la défaite d’aujourd’hui sera oubliée demain, les héros d’hier ne garantissent pas le présent et encore moins l’avenir d’un club.

Mais il est une chose certaine, c’est que lorsque vous avez  connu cette peur au ventre d’avant match, lorsque vous avez plaqué plus fort et couru plus vite pour une victoire éphémère, lorsque vous avez partagé des poussées en mélée, des rucks brutaux ou des envolées périlleuses en touche, lorsque vous avez construit ce qu’on appelle une équipe, sans le savoir mais avec certitude, vous avez tissé, avec vos équipiers, et souvent avec vos adversaires, un lien que peu d’autres situations sociales provoquent.

Et  quand votre équipier vous quitte pour ne plus revenir, il restera, comme le chantait Brassens, avec vous jusqu’à ce que vous le rejoignez.

Cette page est pleine d’émotions, nous avons vécu des moments formidable pour le pur plaisir d’une passion commune.

Vous n’êtes plus là, mais les valeurs qui nous unissaient restent et perdurent.

Vous nous manquez :

Jean Louis BOUCHE

Christian COURTEL

Jean Michel DAGUERRE

Daniel JEROME

Alain BERTHE

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