Ils n’ont pas « touche » compris !

LES COMBINAISONS EN TOUCHE

La touche étant une phase importante de conquête, il est primordial de gagner ses lancers, même ….en vétérans !

Je vais vous dévoiler ci-après les subtiles combinaisons des vétérans qui malheureusement ont été abandonnées, on se demande encore pourquoi !

Si nos séniors en Pro D2, font leurs annonces en breton, en vétérans nous avions des combinaisons si compliquées que personne ne les comprennait…

En tant  que capitaine, je decidai de simplifier nos annonces en touche afin qu’elles soient compréhensibles par tous les avants, sauf ceux adverses bien entendu.

Je reunis donc notre pack en leur annonçant les nouveaux codes, d’une simplicité telle que même le pilier de base puisse la comprendre !

Bon les gros, ouvrez vos écoutilles :

Tout ce qui commence par D c’est Devant, par M c’est au Mileu et par F c’est au fond.

Compris ? 

Ah ouais « facile à retenir » répondent même les piliers !

Donc plus d’excuses de perdre nos lancers en touche. En tant que 9 et capitaine je ferai les annonces.

1ère touche du match pour nous .

Malicieux comme il se doit pour un 9, je fais l’annonce en criant fort : DERRIERE !

Là je vois le regard interrogateur de notre talonneur chargé de lancer le ballon et qui hésite.

Je recrie « DERRIERE » et mon brave talonneur lance le ballon en fond de touche, et on perd la balle….

Mais purée , derriere c’est devant ça commence par D , c’est pourtant simle ! 

2éme touche pour nous,

J’annonce FOUFOUNE ! Tout le monde rigole et on perd de nouveau le ballon….

Mon talonneur s’énerve . »j’en ai marre de tes subtilités de 9, désormais c’est moi qui ferai les annonces »

3ème touche pour nous , 

Mon talonneur annonce  » PHILOMENE »

Tous nos avants se regardent , aucun ne saute et on perds encore le ballon.

Alors j’engueule mon talonneur. Nom d’un chien, Philomène ça commence par PH pas par F !

Ah bon me dit il, oui mais en « f »onétique c’est pareil !!!

Le rugby c’est compliqué…comme la langue française.

Rédacteur et dessin de Pascal BERTHE

Nos prochains adversaires : Perpignan

L’hymne du club

Résumé de l’histoire du club

Jean Noël ne se trompait pas en qualifiant ce prochain match comme un « col de 3ème catégorie ». C’est une véritable montagne qu’il va falloir franchir !

L’USAP est un monument du Rugby Français. Créé en 1902, le club rejoindra l’élite en 1911 et y restera jusqu’en 2014 ! Sacré champion de France en 1914 il perdra 7 joueurs tués au front entre 1914 et 1918, dont Aimé Giral qui a donné son nom au stade actuel. Il avait réussi une transformation à quelques instant de la fin de la finale contre Tarbes.

L’USAP sera 7 fois champion de France en 191419211925193819441955 et 2009 et 9 fois Vice champion 19241926193519391952197719982004 et 2010

En 2014, soit 100 ans après son accession, le club descend en Pro D2. Sacré champion de France Pro D2 en 2017, il remonte pour une saison en Top 14 en compagnie de Grenoble.

Les rencontres face au RCV

SOS Docteur !

La boite que vous voyez à mes pieds m’a été offerte le jour de mon remariage par deux joueurs ayant survécu à ma pratique.

A l’époque, la première et la réserve jouaient chacune le même adversaire, l’équipe B a 13H30 et la A à (ha ha !) 15h. Nous étions deux entraineurs pour encadrer ces 2 équipes et il arrivait qu’il manque 1 joueur en réserve, auquel cas Guy se proposait de faire le complément, me laissant la charge de préparer la une au match de 15 h . C’était une époque ou nous étions obligé de prévoir une personne pour s’occuper du sceau et de l’éponge magique, instruments universels adaptés à tout les combats.

En l’occurrence ce jour là responsabilité d’user à bon escient des instruments sus mentionnés me revint avec de surcroit l’usage possible de la boite à pharmacie, caisse en bois munie d’une poignée et remplie de médicaments de toutes sortes, bandes de velcros, vaseline et autres pommades réchauffantes. Rassemblant tous mes souvenirs d’une petite formation au secourisme dispensée en 20 minutes au collège quelques années plus tôt, ‘j’abordais le match avec calme tout en espérant n’avoir pas à amputer un bras ou une jambe.

Je n’ai pas eut à attendre longtemps pour voir Guy mettre son nez en barrage d’un groupe de phalanges qui passait par là et venir se faire déboucher les naseaux pour retrouver au plus vite une respiration lui permettant de se venger sans délai de l ‘affront subis.

C’est donc sous pression d’exécuter un soin rapide et efficace que j’ouvris la boîte a pharmacie, saisi deux compresses que j’imbibais d’eau oxygénée, et lui stoppais l’hémorragie en les lui collant dans le nez, Fier de le voir repartir comme un lapin grâce a la rapidité de mon intervention et la précision de mes gestes, je ne remarquais pas tout de suite le comportement saccadé de mon patient, ni sa démarche de plus en plus chaloupée quand il essaya de revenir vers moi tout en s’arrachant du nez les deux compresses que j’y avais placé. Prenant connaissance du mal de tête accompagnant ses divagations , nous nous assurâmes de la qualité du contenu du flacon dont je m’étais servi. En fait celui ci portait une étiquette notée « Ether ». J’ai cru percevoir au pot d’après match qu’il m’en a voulu un peu, non de mon erreur, qui l’a fait bien rigoler (il en rigole encore!) mais du fait que cette petite anesthésie lui a fait oublié a qui appartenait les cinq doigts objets du délit.

Plus tard dans la saison, nous sommes passés de la préhistoire au XXI siècle, en l’occurrence du sceau et l’éponge (sans oublier le 1/4 de citron à la mi temps de 5 mn) à la bombe à froid !

Mais sans le minimum d’information indispensable au moment d’une telle révolution !

Un dimanche après midi donc, me voilà assis sur ma caisse, prêt à intervenir avec célérité et avec ma bombe que j’inaugurais avec la curiosité d’un singe qui découvre un téléphone. Chouette, un blessé, il boîte comme un zèbre venant de se faire tailler un jambonneau par trois lions. Il a un maillot uni jaune, avec une inscription « la Poste », ce n’est donc pas ni un zèbre, ni un adversaire parce qu’il est tout seul et ils ne sont pas 15. Trop heureux de montrer au monde de l’oval que le RCV est à la pointe de la technologie, j’oublie mes préjugés sur le corps arbitral, et je me précipite au secours du zèbre, les lions étant partis à la buvette. Visiblement le zèbre souffrait d’un entorse. N’écoutant que ma compassion pour cet animal qui souffrait, je lui projetait du très froid avec ma bombe, qui enfin se libérait, peut être même un peut trop. l’employé des PTT me remercia (ce je sus qu’il regretta plus tard) et se rendit à l’hôpital afin de parfaire mon intervention.

Plus tard dans la saison, nous avons à nouveau été arbitré par ce facteur. C’est le seul match que nous avons perdu, subissant un maximum de pénalités ! Au pot d’après match, le citoyen arbitre est venu s’en expliquer : suite à son hospitalisation lors de son entorse, les internes de garde lui ont plâtré la cheville recouvrant ainsi une certes légère brulure due à mon coup de bombe (c’est vrai que le froid çà brule la peau, qui n’est pas resté la langue collée sur son bâton glacé de glace à la fraise – ou à la framboise, çà dépend des goûts) légère, la brulure, mais lui imposant un incessant besoin de se gratter, ce qu’il ne pouvait évidemment pas faire, à cause du plâtre ! (citron, c’est pas mal non plus). De cet impossible grattage, mon patient en garde un si mauvais souvenir que désormais le moindre son ou la moindre allusion au RCV provoque chez lui le besoin de siffler.

Bien sûr ma réputation de secouriste en pris un coup, mais un avantage certain se dévoilera assez rapidement. Il me suffira par la suite de simplement me pointer avec ma boite a pharmacie vers le blessé, pour que celui se retrouve soudain une santé de fer et a ma simple vue, détale rejouer avec ses copains !

Enfin, dernière anecdote concernant l’infirmerie.

Jean Claude COTTO, joueur formé à Saint Nazaire puis Lorient, est venu à Vannes dans les années 70. 2ème ligne de petit gabarit mais teigneux comme une teigne (Lapalisse),il était boucher forain. Gros dur au cœur tendre, fidèle en amitié et co-équipier précieux dans les matches un peu durs, il n’hésitait pas à distribuer plus qu’il ne recevait. Il était de la lignée des avants aux mains plus utilisées à « détendre l’atmosphère » qu’à se faire des passes. Pour représenter l’identité des 2ème ligne de l’époque, deux citations qui en témoignent :

Walter Spanghero, international dont le Président de la République avait demandé le retour en équipe de France à un moment où les Anglais nous donnaient la leçon, Walter aimait à dire : « Heureusement que j’avais mon nez, sinon j’en aurais pris plein la gueule ! »

Jacques FOUROUX, demi de mêlée et Capitaine de la grande équipe de France de 1977 remportE le Grand Chelem avec les 15 mêmes joueurs sur les 4 matches, puis 2 autres Grand Chelem en tant qu’entraineur en 1981 et 1987, surnommé le Petit Caporal par comparaison avec Napoléon 1er. Interrogé lors d’un passage à Vannes sur son secret pour avoir une mêlée toujours dominatrice, avait répondu : « Je prends des 2èmes ligne qui ont les mains larges »

Jean Claude qui avait lui aussi de larges paluches se fait surprendre un jour par l’arbitre pour en avoir usé contre un adversaire qui le dérangeait. Il s’excusera de son geste auprès de l’arbitre et promettra ….d’être plus attentif la prochaine fois, en ces termes  » Oh, excusez moi, Mr l’arbitre, je n’avait pas vu ou vous étiez ! »

Or un jour Jean Claude reçoit un coup à la jambe qui se transforme en hématome. Il y avait dans la caisse à pharmacie des ampoules de percutalgine, qui se cassaient pour rependre le contenu sur la peau pour un massage. Et voilà notre Jean Claude rentrer chez lui avec deux ampoules, et le soir venu les vider dans un verre et les boires en faisant la grimace. Il passera la nuit aux toilettes.

La Horde ….

La horde fait son marché dans les rues de Vannes…

Invitée à l’inauguration de la nouvelle tribune, ici en compagnie de Mr GOULARD, maire de VANNES, et Alain BERTHE, Président du RCV, Obélix, irréductible Gaulois, venu avec son déjeuner

La Horde, supporter du RCV :

Remarquée par le Président de la Fédération Française de Rugby, la Horde est invitée à l’inauguration de MARCOUSSIS :

La Horde à CARDIFF

De retour de Cardiff

Pour faire partie de la Horde, il fallait une intronisation…

Mais il fallait aussi de la potion magique …

Et la potion magique de la Horde, c’était ….la « Galette saucisse »

Le jury se réunit…

Et fait passer des épreuves

Le candidat est reçu …

Que la fête commence …

Et c’est le banquet final :

Anecdote à propos de la mascotte de la Horde

VANNES recevait une équipe Parisienne. A l’époque, les juges de touche étaient désignés parmi les remplaçants de chaque équipe. Celui de l’équipe Parisienne se trouvait en première mi temps côté tribune au stade Jo COURTEL. Il portait un survêtement qui avait dû rester un long moment dans son sac. Toujours est il que son odeur sembla beaucoup plaire à notre mascotte, qui se mit a coller au train de notre juge de touche, qui visiblement n’avait jamais vu un cochon de sa vie, et encore moins un cochon amoureux de ses fringues. Plus personne ne suivait le match, même pas ce juge de touche dont les tentatives pour se débarrasser de l’encombrant animal faisait rigoler toute la tribune. Il finit par rentrer sur le terrain, pensant sans doute que l’animal connaissait les règles du rugby et ne le suivrait pas. Lourde erreur, le cochon l’a suivi. Mais leur intrusion dans le jeu obligea l’arbitre à siffler un temps mort, ce qui permettra à OBELIX de récupérer son casse croûte.

Sir « Anthony BOUTHIER »

Un phénomène, un extra-terrestre, un type « super », un « gentil-homme »

Anthony est tout cela… Nous sommes sûr qu’il a le même sourire quand il reçoit le « Midol » devant 500 invités, que quand il laisse sur place 5 défenseurs, ou qu’il file un coup de pied de mammouth

lors de son premier match en équipe de France contre l’équipe Anglaise qui lui avait promis l’enfer. Il faut toutefois remarquer que nos cousins british ont témoignés un certain respect envers leur nouvel adversaire, tel le prouve ce site d’outre Manche :

Ils lui ont même préparé une rétrospective agréable à regarder, mais qui nous donne beaucoup de regrets :

Voyez sa silhouette, un vrai athlète. On le dit très pro, et pourtant certains ont essayé de le débaucher, et nous ne citerons pas de nom :

En tout cas il fait en toute occasion preuve de beaucoup d’assurance (oui, je reconnais, celle là elle était facile)

Qu’ils soient 500, 9 000 ou 80 000, pas de problème, Anthony reste Anthony.

Pour le plaisir, un diaporama de quelques commentaires de ceux qui découvrent Anthony après France Angleterre, mais d’abord la plus drôle :

https://www.sound-fishing.net/download.php?id=882

Chantons pour rester Champions !

Afin d’être objectif sur la qualité de l’hymne Breton et de l’hymne du RCV, nous vous proposons d’écouter successivement les chants des supporters de Bayonne, du Pays de Galles, d’Ecosse, et d’Irlande puis l’hymne du RCV et l’hymne Breton.

Tout d’abord Bayonne :

Les paroles sont très simples, l’air est entraînant et facile à mémoriser. La chanson n’est pas agressive.

En second nous allons à Murrayfield, Ecosse :

Chantée pour la première fois en 1990, à l’initiative des joueurs eux même, elle remplacera pour les écossais le God Save the queen jusque là imposé. Ce chant, entonné par les 70 000 écossais est considéré par beaucoup comme le plus beau de la planète. Si on ne part pas boire un café, on vous en donnera la traduction en fin d’article, et vous constaterez qu’il est au moins aussi guerrier que la Marseillaise.

C’est maintenant au tour d’un monument qu’il faut absolument aller entendre , sur place, à Cardiff

Frissonnant, non ? Et tellement proche de l’hymne breton ! Amusez vous à écouter les 2 en même temps. On va se passer du café et vous traduire les paroles.Ce chant porte le nom de « Land of my father = terre de mon père. Il est un peu ambigu et peut être interprété comme anti Anglais

Et maintenant le chant Irlandais, à double interprétation, il doit réunir 2 Irlande qui n’ont cessé de se détester, mais que le rugby rapproche. Écoutons plutôt :

Alors, sommes nous ridicule avec notre hymne ? Comparez !

Alors, il est pas beau notre hymne ? Imaginez le chanté par 9000 personnes ! Le public de la Rabine est le Champion de France Pro D2 ET tOP 14. Devenir champion est difficile, mais le rester l’est plus encore, alors, un petit effort, apprenons le texte et chantons le ! (on va même oublier le café pour vous mettre les paroles !) (de toute façon, on préfère le thé…) (On a essayé le muscadet, mais avec des croissants c’est assez coriace) (des croissants frais, bien sûr) (coriace, c’était pour le goût)

Et enfin celui que vous connaissez tous par cœur, l’hymne breton. Attention : Il faut vous lever !

Vous avez peut être remarqué que nous ne parlons pas de l’hymne Anglais, le fameux « God save the Queen ». Mais on a pas coupé la tête de notre roi pour souhaiter que Dieu préserve le leur ! Et, le saviez vous, cet hymne est en fait une adaptation d’une musique du français Jean Baptiste SULLY, créée par celui ci à l’occasion de la fistule anale de Louis XIV, et reprise plus tard par HAENDEL. Selon des sources sûres, dans ses Souvenirs7, la marquise de Créquy évoque une origine française de l’hymne composé en 1686 pour fêter le rétablissement de Louis XIV après son opération de la fistule anale. L’ancêtre du God save the King serait la chanson Grand Dieu sauve le Roi, écrite par Madame de Brinon, supérieure de la Maison royale de Saint-Louis8 (future école de Saint-Cyr en faveur des orphelines de nobles) et mise en musique par Jean-Baptiste Lully (Haendel de séjour à Versailles en 1714 aurait noté la musique et l’aurait fait traduire par le pasteur Carrey)9. (On aurait dû re-écrire cette partie du texte, qu’on a tout simplement copié sur Wikipedia, çà aurait fait « cultivé » mais on a pas eut le temps, le thé c’est plus long à préparer que le café)

Comme promis :

Flowers of Scotland

 Fleur d’Écosse
Quand reverrons-nous
Tes semblables
Qui se sont battus et sont morts pour
Tes humbles collines et vallées,
Et se sont dressés contre lui,
L’armée du fier Edouard
Et l’ont renvoyé chez lui
Pour réfléchir à nouveau.

Les collines sont désertes à présent
Et les feuilles d’automne
Épaisses et silencieuses
Recouvrent une terre désormais perdue,
Si chèrement défendue par ces hommes,
Ceux qui se sont dressés contre lui
L’armée du fier Edouard
Et l’ont renvoyé chez lui
Pour réfléchir à nouveau.

Désormais, ces temps appartiennent au passé
Et dans le passé
Ils doivent demeurer

Désolé, on ira pas plus loin, avec 6 vidéos, la page traîne déjà a s’ouvrir. On va pouvoir prendre notre thé !

Le train train du RCV

Dans les années 80, en fédérale 3, nous avions fréquemment dans la poule 4 ou 8 clubs de banlieue parisienne : Poissy, Sarcelle, St Germain en Laye, Bobigny, Gennevilliers etc….

A l’époque l’équipe réserve faisait un championnat identique à la première. Il fallait donc se déplacer avec un minimum de 35/40 joueurs plus les dirigeants et entraineurs.

La réserve jouait à 13h30 en ouverture de la première qui jouait à 15h. Ces déplacements se faisaient très souvent en train. Départ vers 7h du matin en gare de Vannes pour arriver vers 12h15 à Montparnasse. Pas de TGV en ces temps las !!!  Il fallait ensuite prendre un bus pour rejoindre le stade. C’était toujours ric-rac pour le match de la réserve.

On se déplaçait toujours dans des wagons « corail » c’est-à-dire mélangés avec d’autres voyageurs. Si à l’aller tout se passait relativement calmement avec nos sandwichs et salades « maison », au retour il en était tout autrement. Après les tournées d’apéro du club qui nous recevait, on remettait ça dans le train avec nos bouteilles de ricard et pour certains de ..suze (pour quelques-uns, même au singulier ! ).

J’ai retracé ici 3 déplacements mémorables avec un titre évocateur à chaque fois.

Le seau et l’éponge magique, https://wordpress.com/block-editor/post/depuisledebutblog.wordpress.com/4694es/

la sonnette d’alarme, https://depuisledebutblog.wordpress.com/2020/08/15/la-sonnette-dalarme/

le striptease intégralehttps://depuisledebutblog.wordpress.com/2020/08/17/le-striptease-integral/

Le seau et l’éponge magique

Comme je vous le disait, au retour l’apéro coulait à flots. On payait à boire à tout le wagon et chantions les fameuses chansons à « répêtements « pour faire participer tout le monde. Le voyage retour passait ainsi très vite, si vite qu’à un retour encore plus arrosé que les autres malgré la défaite (il était très rare de gagner en banlieue parisienne) personne ne s’aperçut de l’arrêt du train en gare de Vannes. De plus anecdote importante, un des joueurs ayant trop abusé se l’apéro avait vomi dans le seau avec l’éponge.

Branle-bas de combat pour descendre les 40 joueurs, sacs de maillot, pharmacie, bouteilles vides …. etc.

Le train repartait et bon nombre de joueurs sautait en marche malgré les coups de sifflets nerveux du chef de gare ! 3 dirigeants ne purent sauter à temps. 1 des dirigeants était sur le marche-pied avec le fameux seau dans les mains. Balance le, lui dis- je. Il s’excécuta et en bon 3/4 je le réceptionnai sans faire en avant. Mais j’avais oublié qu’il était rempli de vomi. J’ai tout ramassé sur la gueule et mon caban d’étudiant. Tout le monde sur le quai était plié de rire même le chef de gare !

On récupéra les 3 dirigeants en voiture à la gare d’Auray. Quant à moi avec quelques compères on prolongea la 3ème mi-temps en boite de nuit au OAK-TOP. Mais aucun succès auprès des filles qui m’avaient « senti » venir !!

Pascal BERTHE

Streap-tease

Quinze jours après le fameux article dans Ouest France, pleine page de Vannes, du train arrêté, bis  répétita ! (voir article précédent)

De nouveau en déplacement en région parisienne et de nouveau grosse défaite mais aussi grosse 3ème mi-temps dans le train….. Ce coup-ci, nous étions avec un autre groupe dans le wagon « corail » mais pas des sportifs. Non, des gens d’un certain âge, bien habillés et très sérieux, bref tout l’inverse de nous. Peu importe nous, comme d’habitude on arrosait la défaite car sinon on n’aurait pas arrosé grand-chose dans la saison…Apéros, vins et chansons à boire étaient de mise.

Dans notre vaste répertoire, nous avions une chanson un peu osée ou un des joueurs choisi par l’équipe et qui avait fait une grosse bourde sur le terrain devait se déshabiller langoureusement au rythme d’une chanson dans laquelle il devait enlever un vêtement à chaque couplet.

Ce jour-là, celui qui avait fait la bourde était un seconde ligne. Normal ! Il se prêta de bonne grâce à la chanson et bien que déjà grand avec ses 1mètre90, monta sur un siège pour que tout le wagon en profite ! Pour les collectors de chansons le refrain est : ah viens dans ma guitoune, zig zig la jambe en l’air, zig zig la jambe en bas ! Normalement la pudeur exige que le joueur choisi termine en slip, mais notre seconde ligne brut de décoffrage termina à poil, balançant son slip à travers le wagon et qui atterrit sur le groupe des gens bien habillés….

Le lendemain, nouvel article pleine page de Vannes . « LE RCV PERDS DE NOUVEAU MAIS FAIT LA FETE ». Ce coup ci l’article était moins élogieux pour le club avec notamment les propos scandalisés d’un des passagers : « jJai eu honte pour la première fois de ma vie d’être français » disait-il. Ce passager c’était le sous- directeur d’un grand groupe alimentaire breton, grosse entreprise nationale dont le siège était à VANNES et qui était avec un groupe de hauts placés brésiliens pour conclure un marché. C’était eux les gens cravatés qui n’avaient pas applaudi à la fin de la chanson. Sans doute en tant qu’étrangers ils n’avaient pas compris les paroles …..

Le déplacement suivant en banlieue parisienne se fit en car couchettes avec départ à 1heure de VANNES le dimanche matin. On perdit de nouveau, sûrement à cause de la fatigue du voyage….

Pascal BERTHE